Nos belles histoires

Ismaël, éleveur de poussins

"Je ne pouvais pas imaginer que je puisse être un bon jardinier ou un bon peintre"
"J'aimerais leur dire de se battre, de ne pas perdre espoir"
"Il y a Clotilde, et son association, qui permet d'avoir des activités à l'intérieur et qui va leur permettre de se découvrir eux-mêmes"

Marcel, Cuisinier

"Quand on regarde ça pendant un moment, ça apaise l'esprit"
"Je crois que toute la prison sait que je peins maintenant. Ça les aide aussi"
"Il y a du positif la-dedans"

Olivier, Chauffeur poids lourds

"Quand je suis sorti de prison, j'ai ressenti de la joie, bien sûr de la joie, et puis l'envie de tout recommencer à zéro"
"Je suis assez confiant en l'avenir, dès que j'ai un truc qui se passe dans ma vie, j'avance"
"Il faut vraiment avoir envie de reprendre un peu goût à la vie"

Tally, Inventeur Entrepreneur

"Privé de liberté, c'est là que j'ai appris beaucoup sur moi-même et que j'ai eu mon déclic"
"Grâce à ma double expérience, j'en suis sorti renforcé, et aujourd'hui le projet digital est lancé"

Wake up Café - Dylan et Clotilde

Dylan - 20 ans

Le 25 octobre dernier, l'équipe de Wake up Café était sur le chantier où travaille Dylan, 20 ans.

À peine sorti de prison, Dylan avait déjà contacté Wake up Café. Il avait envie. Envie de nous connaître, envie de s'investir, envie de s'en sortir. Sa détermination était si évidente qu'au bout d'un mois, il a été embauché en CDD chez Bastien et Trebulle, une entreprise de ravalement à Paris.

À toute l'équipe de WKF admirative de son implication, il a montré fièrement sa dernière réalisation: un mur qu'il venait de terminer. «J'aime mon boulot, je suis fier de ce que j'y accomplis» dit-il en montrant le fonctionnement des machines, en nous faisant découvrir son lieu de travail.

Mais il n'est pas le seul satisfait. Momo, son chef de chantier, ne veut tout simplement plus le laisser partir. «Le petit, c'est un bosseur, vous nous le laissez!». La preuve que Dylan n'est pas le seul moteur de sa réinsertion mais que son engagement inspire confiance.

Bien sûr, il y a des moments plus difficiles, mais Dylan sait que cette fierté est sa force pour affronter d'autres défis de la réinsertion: logement, addictions … Et qu'un travail acharné et collectif vient à bout de tout. Wake up Café est heureuse d'accompagner un de ses plus jeunes wakers!

Wake up Café - Jean-Pierre

Jean-Pierre - 34 ans

Jean-Pierre était en détention à Nanterre et y a rencontré Clotilde. Il a tout de suite voulu devenir un waker. Il a donc rejoint notre communauté, a d’abord réalisé quelques contrats temporaires et au fil de ses différentes embauches, il n’a pas eu de mal à prouver qu’il est fiable et sérieux.

Finalement, Cora aussi lui a fait confiance durablement en lui proposant un CDI en tant que Responsable du rayon Boissons dans leur grande surface d’Ermont.

Ce rayon, c’est comme sa vie : il faut y mettre de l’ordre et s’en occuper avec soin. Quand on est allé le voir sur son lieu de travail, il se vantait fièrement : « Moi, mon allée, elle est toujours impeccable ! »

La preuve qu’on n’est jamais mieux servi que par soi-même ? Mais pas sans l’aide et le soutien de personnes qui vous donnent une seconde chance, comme le directeur de Cora, Wake up Café et tous les autres qui sont heureux des réussites et de la fierté de Jean-Pierre.

Eric - 32 ans

Eric est arrivé en France après une détention difficile au Congo. Un copain de derrière les barreaux lui a parlé de Wake up Café, il nous a contactés.

Pour Eric, le plus urgent, le plus important était de trouver un travail, une stabilité et une assurance pour sa petite fille de deux ans, pour pouvoir la faire vivre et assumer son rôle de père.

Sa persévérance a payé : avec l’aide de Wake up Café, il a finalement décroché son premier CDI à l’entrepôt Animalis de Courcouronnes en septembre 2016.

Pour marquer le coup, son patron, désireux de l’accompagner et de le soutenir, a inscrit la date de son premier jour de boulot sur sa carte de visite : le 12/09/16, à 13h30. Cette carte, Eric la garde précieusement en poche pour se souvenir de ce point de départ et la montre avec émotion à ses amis. Cette carte, c’est son assurance. La preuve qu’il est capable, qu’il a réussi à obtenir ce qu’il voulait: prendre soin de sa fille.

Eric n’a pas seulement convaincu Wake up Café, mais aussi son patron et le directeur d’Animalis lui-même, qui l’accompagnent fidèlement dans sa réinsertion.